Violences conjugales, crimes d’honneur, torture misogyne, mais jusqu’à quand ces assassinats feront-ils partie du quotidien des femmes ?

Le féminicide, meurtre d’une ou plusieurs femmes ou filles en raison de leur condition féminine, un crime de genre dont plusieurs pays ne reconnaissent toujours pas l’ampleur Le terme littéraire est apparu en 1976, évoqué par l’une des plus grandes féministes éminentes qui ont luttés pour  mettre un terme à la violence contre les femmes, Diana H Russell, le terme fut popularisé plus tard lorsque cette dernière publie avec la Britannique Jill Radfort l’ouvrage Feminicide: the politics of woman killing. Ce crime est souvent commis par des conjoints machistes, ou par des étrangers qui exploitent leur force physique pour attaquer le sexe féminin.

Ces homicides varient de l’étranglement, à la brulure et s‘étalent des fois jusqu’ à la décapitation, toutes ces formes de violences symbolisent le besoin toxique de ces meurtriers de prouver leur contrôle et leur force ou bien leur supériorité dans une relation. Plusieurs cas de féminicides résultent souvent par le refus d’une fin de relation, du divorce et d’avances rejetées.

Malgré toutes ces atrocités que subissent les femmes, notre société recourt toujours au “victim blaming” et tente souvent de justifier ces meurtres en disant par exemple: elle connait ses sauts d’humeur, elle a dû dire ou faire quelque chose pour l’enrager, le provoquer, l’inciter à réagir de telle façon, en autres termes, si ces victimes sont mortes par “coup de colère” de leurs conjoints, c’est de leur faute. Il est temps d’éradiquer cette mentalité toxique que les femmes devraient s’adapter aux humeurs des hommes pour ne pas subir leurs mauvais tempéraments.

En Europe, les pays de l’Est retiennent le record pour le taux le plus élevé de violences domestiques, mais cela ne veut pas dire que des puissances mondiales comme l’Allemagne, la France, et même la Finlande en font l’exception.

En 2017, 189 cas de féminicides ont été enregistrés en Allemagne d’après le groupe Eurostat. L’Allemagne a un taux très élevé de meurtres de femmes, d’après un sondage sur la cause, la plupart estiment que c’est la forte présence du patriarcat dans la société allemande. Angela Merkel a débloqué 35 millions d’euros pour financer une campagne de sensibilisation, ainsi que des places d’hébergement. En France aussi, des mesures législatives ont été prises pour lutter contre ce phénomène de violences genrées: libérer la parole des victimes et favoriser la révélation des violences en créant une ligne téléphonique (3919) – qui reçoit déjà plus de 600 appels par jour – éduquer à la non-violence et à l’égalité entre les filles et les garçons au sein des écoles, faciliter la prise de plainte pour les victimes de violences conjugales.

Ana Orantes, un nom qui résonne avec tout le peuple espagnole, c’est grâce au courage de cette femme que l’Espagne est un pays pionnier pour la lutte contre les violences conjugales Ana Orantes a avoué dans une émission télévisée la violence atroce qu’elle a subi pendant des années par son époux. Deux semaines plus tard, elle est retrouvée brulée vive par son conjoint. Cette tragédie a catalysé des changements radicaux dans le système juridique du pays. Des tribunaux spéciaux ont été crées afin de ne s’occuper uniquement d’affaires de violences conjugales commises par des hommes contre des femmes, la procédure a été crée afin d’agir rapidement. Lorsqu’une audience dure longtemps ou est reportée, l’accusé est mis en détention provisoire. De plus, ce n’est pas forcément la victime qui agit contre l’accusé. La personne n’a effectivement pas besoin de porter plainte contre l’auteur des violences pour qu’un procès soit engagé. C’est l’Etat qui agit contre l’accusé. Cela permet une plus grande protection des victimes, car souvent celles-ci n’osent ou ne peuvent pas se permettre de porter plainte par peur des représailles.

On pourrait donc conclure que les décisions politiques et législatives sont des éléments clés pour améliorer la situation des femmes victimes de violences conjugales.

Et il est du devoir de chaque être humain de dénoncer ces violences s’il en est témoin, car notre silence nous rend complices de ces actes.


Sources

http://www.lejournalinternational.info/reportage-feminicides-une-comparaison-entre-les-pays-europeens/

https://www.gouvernement.fr/30-nouvelles-mesures-contre-les-violences-faites-aux-femmes

https://www.europeandatajournalism.eu/fre/News/News-data/Feminicide-en-Europe-une-comparaison-entre-differents-pays

https://www.lci.fr/population/grenelle-violences-conjugales-feminicide-etymologie-et-definition-d-un-mot-qui-fait-encore-debat-2130707.html


About the Author:

Salma Louaddi, is a young Moroccan woman. She is currently pursuing a bachelor’s degree in computer engineer student at the University of Florence. She is committed to supporting young girls in considering a career in STEM fields and has a strong passion for implementing gender equality in her community. Through Politics4Ger, Salma has found the right panel to lead her fight for women’s rights.

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